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Voici un quizz très simple avant d'entrer dans le vif du sujet !
Q1 : Les antivirus de marque Norton / Symantec, Kapersky ou McAfee sont-ils des logiciels libres ?
R1 : Non
Q2 : Vous venez d'acheter Microsoft Windows 7 pour l'installer sur votre ordinateur. Pourrez-vous aussi l'installer légalement sur l'ordinateur de votre conjoint (ou de vos enfants) ?
R2 : Non
Q3 : Vous avez gravé sur un CD-Rom une version de la suite bureautique OpenOffice.org. Pouvez-vous légalement prêter ce CD à votre voisin ?
R3 : Oui
Q4 : Vous êtes étudiant ou passioné d'informatique. Vous souhaitez étudier le noyau du système d'exploitation GNU / Linux afin de comprendre comment il est programmé. En avez-vous le droit ?
R4 : Oui
Q5 : Vous souhaitez télécharger une musique dont la notice indique qu'elle est placée sous une "licence libre". Pouvez-vous la télécharger, l'écouter sans restrictions et la copier pour vos amis ?
R5 : Oui
Les réponses non sont en relation avec des logiciels privateurs. les réponses oui le sont avec des logiciels (ou oeuvres) libres.
- Un logiciel libre ?
Un logiciel ordonne à une machine (ordinateur, mobile, micro-onde ...) de réaliser les actions demandées par l'utilisateur. Le mot utilisateur est à prendre au sens large. Un tel utilisateur peut être une autre machine ou un autre logiciel aussi bien qu'un humain :)
Pour qu'un logiciel soit libre, il doit respecter des caractéristiques décrites tout au long de cette page. Ces caractéristiques s'articulent autour de droits (de libertés) donnés aux utilisateurs (humains cette fois !) par les auteurs de ces logiciels.
- Pourquoi un logiciel libre ?
Pour vérifier l'intégrité et la sincérité des actions réalisées par le logiciel, l'optimiser / le modifier, l'étudier, le pérenniser ou l'adapter au plus près de ses besoins ou des besoins et usages des publics. Un logiciel libre est un logiciel de confiance, indépendant de l'éditeur qui le vend ou le diffuse.
Cela concerne tout le monde, même le(la) plus allergique à l'informatique.
Cette notion de Logiciel libre (LL en abrégé) est plus profonde que le simple fait de posséder un programme pour effectuer telle ou telle tâche. Elle est sur le fond intimement liée à celle des standard ouverts.
Les logiciels sont partout : des ordinateurs, bien sur, jusqu'aux voitures en passant par les téléphones portables, les appareils photos numériques, les fours à micro-ondes, les ascenceurs, ... Ce qu'on souhaite généralement c'est pouvoir utiliser ces outils sans contraintes externes. Par exemple, avec notre appareil photo numérique, on aimerait n'avoir qu'un cable à brancher (et non un cable différent pour chaque appareil), un seul programme pour lire les photos avec des options complètes, les enrgistrer dans un format que tout le monde peut lire et, plus encore, les pérenniser !
Qui n'a jamais pesté contre un chargeur de portable incompatible avec son modèle ? Une vidéo qu'on ne peut pas visionné sur son pc ? Le diagnostic d'une panne automobile indéchiffrable si on ne possède pas le logiciel du constructeur ?
Tout cela est histoire de format : le constructeur les rend public et les "ouvre" alors chacun peut les adapter et les données qui y transitent ou qui y sont stockées sont exploitables par tous; ou bien le constructeur les garde exclusivement (il ferme le format) et personne, à part lui, ne peut les exploiter.
Dans un format fermé associé à un logiciel propriétaire (ou privateur) [1], les utilisateurs que nous sommes sont dépendants de l'éditeur (du constructeur) : si celui-ci décide (toujours unilatéralement) de modifier son format voire même de le supprimer, les données que nous avons sauvegardées ne seront plus lisibles. Et donc perdues ! C'est pour cela que ces formats et ces logciels ne sont pas pérennes.
Concrètement, les textes tapés avec les vieilles suites Microsoft Office (genre 95 ou 97) ne sont plus lisibles avec la version actuelle. Ce n'est pas idiot : ça oblige les utilisateurs de ces logiciels à les mettre à niveau régulièrement et, à chaque fois, à payer ! Mais Microsoft n'est pas le seul. Si vous êtes novice en la matière, il est fort probable que la plupart des programmes installés sur votre ordinateur sont privateurs. Qu'arriverait-il, si demain, Microsoft, pris dans une tempête boursière, faisait faillite ? Qu'adviendrait-il de Windows, qui corrigerait les bugs et les failles de sécurité ? Il resterait figé ad vitam æternam.
Et la problématique est la même pour tous les outils que nous avons entrevus au début.
À l'inverse, un format ouvert où les spécifications sont totalement publiques, des logiciels "non propriétaires", n'ont pas ces problèmes puisqu'il est toujours possible de recréer un outil ou un programme qui les exploite même si le constructeur ou l'éditeur original n'existe plus. Les plans, les sources, ... sont connus. Ils sont adaptables.
Un autre avantage, et non des moindres !, est l'intéropérabilité.
Dans un système interopérable, toutes les interfaces entre les outils qui composent ce système sont intégralement connues. De ce fait, un tel système peut fonctionner avec n'importe quel autre sans restriction.
C'est très différent de la compatibilité où un système tolère un autre système car le constructeur a prévu un support partiel ou complet d'autres systèmes spécifiques. On parle aussi de tolérance.
Par conséquent, pour être intéropérable, il est nécessaire d'utiliser des formats et des standard ouverts.
Il s'agit donc d'un enjeu de liberté, d'indépendance, de pérennité. Avoir la maîtrise des données qu'on crée, qu'on partage, qu'on sauvegarde.
Alors qu'est ce que je peux faire ? Existe t-il une alternative ?
En regard des logiciels propriétaires où le code source n'est pas connu, les logciels libres diffusent le code source [2] et celui-ci peut être étudié, amélioré, redistribué par n'importe qui.
Ils sont multiples. Sans ordre particulier, on peut dire que l'accès aux codes sources d'un programme rend la liberté à l'utilisateur : il peut en faire ce qu'il veut, notamment le détourner pour l'adapter à un usage spécifique. Cela lui permet aussi d'ajouter des options (ou de le demander à un programmeur) nécessaires à son activité.
Ce code source peut aussi être vérifié par des personnes compétentes et externes à l'éditeur afin de repérer et corriger des bogues, des failles ou encore pour l'optimiser. C'est ainsi qu'on a un logiciel plus sur. En effet, avec un logiciel propriétaire, seul l'éditeur peut le corriger et l'améliorer : c'est donc à son bon vouloir, souvent dicté par des considérations marketing et financières.
Autre conséquence de la diffusion du code source, c'est si l'éditeur stoppe le support de son logiciel ou s'il fait faillite, une autre société ou des programmeurs indépendants peuvent le reprendre et le faire évoluer. L'utilisateur n'est pas pénalisé et son travail est pérennisé (et cela évite de devoir acheter un nouveau logiciel !).
Un logiciel libre peut être partagé avec qui vous voulez : un parent, un voisin, un collègue ... en toute légalité ! Ce qui n'est pas le cas avec un logiciel propriétaire : vous serez alors un "pirate" (vous ferez du "piratage", terme imporpre mais largement banalisé).
Non, on peut très bien les vendre (vous pouvez même vendre une copie du logiciel à votre voisin, rien ne l'interdit !). Dans la pratique cependant, l'immense majorité des LL sont gratuits. Le financement se fait via des services associés, comme le support, le conseil et autres services tournés vers les entreprises ou encore par des dons.
À contrario, un logiciel gratuit n'est pas forcément libre et être propriétaire. C'est le cas des "freewares" (ou "gratuiciel" en français) et des "sharewares" (ou "partagiciels").
Et pourquoi pas ? Beaucoup d'entreprises les ont déjà adoptés comme aussi de grandes institutions (Assemblée Nationale, Gendarmerie, ...). De grandes multinationales sont aussi de grands pourvoyeurs (et/ou financeurs) en LL : RedHat, Novell, Sun, IBM, Oracle, ... L'enterprise ne paiera généralement pas de licences d'utilisation avec un LL, uniquement le support et/ou l'adaptation du logiciel pour ses besoins spécifiques (ce qui est souvent très difficile avec un logiciel propriétaire à moins d'y mettre vraiment le prix !).
La plupart des structures d'Internet reposent sur des LL et des standard ouverts : protocoles, serveurs, systèmes d'exploitation, bases de données, etc sont le plus souvent des logiciels libres.
Et puis, comme écrit plus haut, si l'éditeur propriétaire suspend son logiciel, son format voire fait faillite, le professionnel est coincé ! Il doit racheter un nouvau logiciel et convertir (s'il le peut !!) ces anciennes données dans le nouveau format ...
En contrepartie, il est vrai que si l'offre en LL se diversifie de façon exponentielle, elle ne répond pas encore à tous les besoins.
Demandez des logiciels libres à votre administrateur ou à votre vendeur habituel !
Les licences, ce sont les longs textes que chacun est sensé lire lors de l'achat, le téléchargement ou l'installation d'un logiciel. Généralement, on saute tous ces paragraphes abscons pour passer à l'étape suivante.
Pourtant, si on les lit avec attention, on remarque des choses troublantes :
Dans une licence privatrice, vous n'avez que très peu de droit et encore moins de libertés : généralement, cela se limite à un utilisateur (vous donc) sur un seul ordinateur (celui-là, pas celui de votre enfant ni de votre conjoint) et pour un usage précis. Bref, juste quelques lignes. Tout le reste n'est qu'une interminable énumération d'interdictions ! Vous n'avez pratiquement aucun droit sur ce que vous avez payé ! D'où le nom de licence privatrice de libertés.
Qu'en est-il avec une licence libre ? Évidemment l'inverse ! Très peu d'interdictions (voire aucune) et beaucoup de libertés ! D'ailleurs, elle est souvent bien plus courte que son homologue privatrice :-)
Non ! Le droit d'auteur (sauf cas particuliers) continue à s'appliquer. Mais l'auteur lui-même vous offre des droits et des libertés.
Il existe de nombreuses licences libres que l'on peut grossièrement classer en deux grandes catégories selon la portée qu'on donne au mot liberté : les licences qui mettent la liberté de l'utilisateur au-dessus de tout et les licences qui mettent la liberté des développeurs au-dessus de tout. Mais pour l'utilisateur lambda, les différences sont minimes voire transparentes. [3]
Dans le premier cas, on peut y ranger toutes les licences de type GNU dont la plus emblématique, la GPL. Elle est viral, c'est-à-dire que les programmes qui découlent de programmes sous cette licence doivent aussi la respecter : on est sur que le programmes et ses dérivés resteront libre mais les développeurs, eux, n'auront pas de choix de licence.
Dans la seconde classe, on peut y placer la licence BSD (modifiée). Elle perd sa viralité par abandon du gauche d'auteur (copyleft) : les développeurs choisissent la licence qu'ils souhaitent (même une licence propriétaire) pour les versions ultérieures ou dérivées (le programme initial lui restera toujours libre) : on n'est donc pas sur que le programme restera libre dans le temps.
Vous trouverez une liste des licences libres (et parfois non libres) sur le site GNU.
Elles sont au nombre de quatre :
Une licence qui ne respecte pas ses 4 libertés n'est pas une licence libre. Un logiciel libre respecte une licence libre.
Avec ce qui précède, vous devriez (enfin, je l'espère, ça voudrait dire que j'ai été assez limpide dans mes explications !) être au moins intéressé sinon convaincu par l'avancée qu'offre le Logiciel Libre.
Donc, sans reprendre les points déjà exposés, en tant qu'utilisateur d'un programme, vous êtes en droit d'en faire l'usage de votre choix, dans les conditions de votre choix et de pérenniser vos choix.
Ceci est quasiment impensable avec un logiciel propriétaire où vous êtes enfermés dans les choix de l'éditeur. Avec un tel logiciel, vous acceptez un contrat "en aveugle" : vous faites totalement confiance à l'éditeur sur le contenu, les actions et la disponibilité future du programme.
Sans tomber dans la paranoïa, rien ne prouve que le programme ne fait pas autre chose sans votre consentement, telle que la récupération de données privées qui seront ensuite vendues à des sociétés de marketing, par exemple.
À l'opposé, l'accès aux codes sources d'un logiciel libre permet de vérifier l'intégrité et la sincérité du programme ! Et, il ne faut pas se leurrer, il y a énormément plus de programmeurs qui souhaitent participer à l'amélioration des logiciels libres que de types louches et peu scrupuleux ! D'ailleurs, un conseil qui vaut pour tous les logiciels, libres ou non, est de les acheter / télécharger uniquement sur le site de l'éditeur et non pas sur un site tiers, même si ce dernier semble des plus respectables.
Et, de plus, ils sont très majoritairement gratuits ! Alors, adoptez les logiciels libres ! (Voyez plus bas)
Si vous êtes développeur, une licence privatrice apparaît comme tranquillisante : personne ne peut voler votre code (enfin de façon légale car il se trouve toujours des gens capable de décompiler un binaire ou, plus légalement, de se tourner vers la retro-ingénierie). À moins d'être LE nouveau génie de l'informatique, ce que vous avez pu coder, un autre pourra aussi le coder. Il vous faut alors déposer et breveter et, de surcroît, défendre vos intérêts. Si vous vous en sentez capable, continuez ! Autrement, pensez aux licences libres : d'autres développeurs pourront vous aider et vous pourrez aussi puiser dans leurs idées. Vous aurez plus de visibilité, vous aurez plus de retours et, surtout, il vous faudra montrer vos capacités à innover et/ou à maintenir votre logiciel.
Contrairement à une idée reçue, breveter n'est pas un gage d'innovation ! Au contraire, une fois breveté, le concept est souvent rentabilisé au maximum sans se soucier des inconvénients pour les utilisateurs. Avec un code ouvert, le logiciel doit vivre et s'adapter, sinon un fork sera tôt ou tard lancé ou, pire, les utilisateurs abandonneront votre logiciel (il répondra de moins en moins à leurs attentes). Certes, tous les logiciels n'ont pas un besoin frénétique d'innovation pour convaincre et vous pouvez être doué pour devancer les évolutions et donc les coder avant les autres. Cependant, une licence libre permet toujours un lien plus direct et plus franc entre les auteurs et les utilisateurs. Enfin, publier sous une licence libre ajoute au pot commun de la collectivité !
Depuis mars 2003, Scol possède une licence de type BSD modifiée.
Comme je l'ai déjà écrit sur iriZone, mon choix s'était porté à l'époque sur la GPL mais je n'étais pas décisionnaire. Ceci afin de préserver les développements futurs de la tentation du propriétaire. Le choix n'est plus à dicuter désormais.
Les puristes ont critiqué (et critiqueront) la licence de Scol car celle-ci comporte des éléments non libres tels que des brevets et autres enregistrements déposés. En ce sens, ils ont parfaitement raison. Cependant, en pratique, Sylvain Huet, détenteur exclusif des droits initiaux, a toujours rappelé qu'il ne souhaitait pas faire valoir ses brevets et il s'y est toujours tenu. Faute d'être renouvellés, ils s'éteindront.
Toutefois, on notera que l'esprit qui a guidé le choix de cette licence était plus openSource que libre (voir la note 3 ci-dessous).
Depuis, les évolutions du langage Scol sont restées sous la même licence, de même que certaines applications. Comme la licence m'y autorise, mes propres développements sont, eux, sous GPL (exceptionnellement sous LGPL) et les modifications futures devront les respecter. Mes écrits (tutoriaux et documentations notamment) sont sous une licence FDL qui est de même type que la GPL mais pour les textes et documentations. Le contenu (articles) d'iriZone est, quant à lui, placé sous gauche d'auteur (copyleft). Tout ceci restant cohérent.
Il reste neanmoins beaucoup à faire !
Pour aller plus loin, il y a bien entendu l'utilisation systématique de logiciels libres , lorsque cela est possible. Il en existe plusieurs milliers pour presque tous les usages et vous trouverez de nombreuses alternatives aux programmes privateurs que vous utilisez. Parmi les plus connus, on peut citer Firefox à la place d'InternetExplorer, OpenOffice.org à la place de MS Office, VLC à la place de Windows Media Player, ...
De nombreux sites les recencent mais je vous conseille Framasoft qui est un site exceptionnel et qui, au fil des ans, s'est élargi pour embrasser toute la philosophie du Libre (logiciels, livres, musiques, ...).
Vous pouvez aussi migrer vers un système d'exploitation libre de type GNU / Linux (il en existe d'autres) ou exiger de votre vendeur un ordinateur sans logiciels propriétaires préinstallés (MS Windows, Norton, McAffe, etc) : Racketiciel, en plus vous économiserez !
Vous pouvez aussi soutenir financièrement les LL, soit en achetant des produits dérivés soit sous forme de dons, comme pour iriZone :) ou, à défaut, en parler autour de vous.
Vous pouvez devenir un acteur du LL , et pour cela, nul besoin d'être programmeur ! Il existe de nombreuses associations locales d'informations et d'entraide (tels que les LUG), des associations nationales (APRIL, AFUL, ...) ou même internationales (comme la Free Software Foundation et son antenne française, la FSF France). Les besoins sont nombreux et tous les types de compétences sont les bienvenues !
Tournez-vous également vers l'éducation, pour les enfants comme pour les adultes. C'est peut-être là que vous apercevrez la plus grande richesse apportée par le Libre.
Pour accompagner les enfants dans leur scolarité, je peux citer, sans être exhaustif, Sesamth, Les Clionautes, Weblettres, ... mais aussi des logiciels et même des distributions (logiciels + système d'explotation) : GCompris, AbulEduLive ou encore Scideralle.
Plus général, Wikipedia est un aussi un élément moteur. Bref, le choix est vaste !
Au delà des logiciels, la culture s'est également emparée de cette notion de Libre : musique libre, livres libres, art libre, .... (même des films libres apparaissent). Framasoft, cité plus haut, est un bon moyen d'entrer et de découvrir le monde du libre pour ensuite voler vers d'autres horizons.
Après cette vue d'ensemble, forcément partielle et approximative, j'espère que vous aurez siasi l'importance des Logiciels Libres et que vous comprendrez mon attachement à les développer. Les LL sont tournés vers vous, vous n'êtes pas qu'un client dont le seul devoir serait de sortir sa carte bancaire ou son carnet de chèques. N'hésitez pas à consulter des sites spécialisés pour en savoir plus.
[1] : le mot "propriétaire" est trompeur car opposer logiciel libre et logiciel propriétaire pourrait faire croire qu'un logiciel libre n'a pas de propriétaire et, au-delà, pas d'auteur défini. Ce qui n'est pas le cas, tout oeuvre, même logicielle, a un (ou plusieurs !) auteurs et le droit d'auteur continue de s'appliquer. Par un abus de langage courant et pour éviter de lourdes répétitions, le véritable terme "logiciel privateur" est parfois remplacé par "logiciel propriétaire". Gardez toutefois cette remarque en tête ! :) [retour].
[2] : le code source doit être disponible facilement et sans contrainte pour l'utilisateur d'un logiciel libre. Il n'y a pas d'obligation de diffusion vers un non-utilisateur du logiciel en question. Cela peut paraître évident mais on peut modifier un logiciel pour un besoin privé et dans ce cas il n'est pas impératif de diffuser le code source modifié puisqu'on ne diffuse pas le logiciel modifié (modification privée). [retour].
[3] : je n'entre pas ici sur la distinction entre logiciel libre et logiciel opensource. La différence est importante dès qu'on s'intéresse à la philosophie et à la portée politique qui sous-tend le mouvement du logiciel libre. Le logiciel libre a un aspect plus contestataire, plus révolutionnaire que l'opensource qui serait plus réformiste. Cela dit, la fontière n'est pas aussi simple et il est parfois difficile de distinguer, pour un logiciel donné, s'il est réellement libre ou opensource. Il n'y a généralement pas de différence en ce qui concerne l'usage normal. Voir également Pourquoi le logiciel libre est meilleur que opensource. [retour].
Attention aux faux logiciels libres ou faux opensource : certains éditeurs peu scrupuleux abusent de ces termes pour "vendre" leurs produits qui n'ont qu'une façade de libertés ...